Author Archive

postheadericon Afro Shonen, la nouvelle revue destinée aux fans de mangas (Cameroun)

Afro Shonen, la nouvelle revue destinée aux fans de mangas (Cameroun) (15)Afro Shonen est le mensuel de la bande dessinée au Cameroun qui donne tribune à tous les jeunes créateurs ainsi qu’aux amoureux du genre, permettant ainsi l’interaction auteur-lecteur. Le but ultime est de sérialiser les œuvres les plus plébiscitées par les lecteurs et ainsi contribuer à l’essor du 9e art camerounais.

Mon avis

Je préfère le dire d’entrée de jeu, comme ça mes critiques par la suite ne seront pas considérées comme de la haine ou de la mauvaise foi : J’ai a-do-ré.

J’ai découvert ce projet il y a quelques mois quand le fondateur de New Era Publishers, la maison qui édite Afro Shonen m’a approché afin qu’on détermine dans quelle mesure collaborer dans l’optique de promouvoir d’avantage le manga au Cameroun. Bien évidemment j’ai immédiatement adhéré. Une sorte de Shonen Jump à l’Africaine, l’idée était géniale. Surtout que j’avais découvert quelques semaines plutôt l’existence d’un site ou de jeunes mangakas camerounais publient leurs œuvres régulièrement. Et même si du point de vue scénaristique (et très souvent au niveau de l’orthographe) il ya encore des efforts à fournir, visuellement c’est assez bluffant. Surtout quand on sait les conditions dans lesquelles ces œuvres sont réalisées. Je te donnerai plus de détails dans un prochain article.

Afro Shonen, la nouvelle revue destinée aux fans de mangas (Cameroun) (13)

Au-delà d’analyser Afro Shonen en tant que concept (ce que je trouve inutile personnellement mais bon, il y en a à qui il faut expliquer pourquoi l’eau c’est la vie), je vais faire principalement la critique de cette première édition. Déjà, esthétiquement parlant c’est très agréable à regarder. La couverture est en papier glacé et les pages intérieures en ce papier utilisé généralement pour les mangas (je connais pas le nom). On a donc les mêmes sensations que quand on lit un bon Hajime No Ippo confortablement allongé sur le dos dans son lit, les pieds en l’air étendus le long du mur. Les assoiffés de scans ne peuvent pas comprendre de quoi je parle. Une minute de silence pour eux… Malheureusement c’est le seul lien que je peux faire avec la culture manga, du moins du point de vue esthétique. Parce qu’en dehors de cela, Shonen Ju… pardon… Afro Shonen diffère beaucoup de ce à quoi un fan de manga papier s’attendrait. Déjà le format est celui des albums de bandes dessinées franco-belges (Tintin, Asterix et Obelix, etc) et pour ceux qui l’ignoreraient, le format des publications dans le manga est généralement beaucoup plus petit, à moins d’avoir affaire à un magazine. Moi qui ai lu ce numéro pendant un voyage en bus, je ne vous dis pas les contorsions qu’il a fallu faire. Ce n’était pas très confortable.

Afro Shonen, la nouvelle revue destinée aux fans de mangas (Cameroun) (2)

Différence de taille avec le format standard d’un manga.

Afro Shonen, la nouvelle revue destinée aux fans de mangas (Cameroun) (11)

La série « Lovely secret »

Dans l’ensemble c’est très agréable à lire. Mais mauvais point par contre pour les séries « Lovely secret » et « Ndjangui Man » qui sont un peu trop sombres par moments.

Comme je l’ai dit plus haut, j’aime beaucoup l’idée de donner une plateforme pour faire connaitre les jeunes artistes camerounais. Cependant j’avoue que je ne suis pas certain que le concept ait été présenté de façon très honnête aux lecteurs. Est-ce de la bande dessinée ? Est-ce du manga ? Des comics ? Parce que contrairement à ce que beaucoup pensent, il ne s’agit pas de la même chose. Dans l’édito de ce numéro d’ailleurs il n’y pas d’information sur la nature de la publication, ce que je trouve être soit une erreur, soit une volonté délibérée de ne pas dire clairement de quoi il s’agit. Cela partirait-il d’un désir de réunir plusieurs catégories de fans en même temps ? Je ne suis pas très bien placé pour en parler. Je ne peut que formuler des hypothèses.

Afro Shonen, la nouvelle revue destinée aux fans de mangas (Cameroun) (12)

La publication s’appelle « Afro Shonen » mais la série phare est un shojo ??? Voici le genre de détails qui m’ont fait tiquer et me pousser à m’interroger. Cette série qui a même été plusieurs fois mise en avant lors de la promo précédant la sortie en kioskes du premier numéro a failli me décourager de l’acheter. Heureusement que je ne me suis pas arrêté à cela, sinon je serais passé à coté de séries telles que « Shadow hunter » ou « Genoman » qui restent mes favoris et dont j’ai plus que hâte de lire la suite. Il faudra vraiment faire quelque chose pour toutes ces ‘’fotes’’ d’orthographe parce que ça pique vraiment les yeux par moments.

Conclusion

Afro Shonen est une super idée qui a de beaux jours devant elle. Nous n’en sommes qu’au premier numéro, il ya encore beaucoup de travail à faire mais c’est très encourageant et je suis vraiment fier que ça soit issu du Cameroun. En attendant le numéro 2 pour janvier, je vous invite tous à vous le procurer. J’ai acheté le mien à l’ Institut Français du Cameroun à Yaounde. Je ne sais pas s’il ya d’autres points de vente mais 120 pages de bande dessinée pour 1000f, ça vaut vraiment le coup.

La grand mère de la série "Shadow hunter"

La grand mère de la série « Shadow hunter »

Lol cette grand ma n'est pas un enfant de choeur

Lol cette grand ma n’est pas un enfant de choeur

"Genoma"

« Genoma »

Afro Shonen, la nouvelle revue destinée aux fans de mangas (Cameroun) (6)Afro Shonen, la nouvelle revue destinée aux fans de mangas (Cameroun) (5)Afro Shonen, la nouvelle revue destinée aux fans de mangas (Cameroun) (4)Afro Shonen, la nouvelle revue destinée aux fans de mangas (Cameroun) (3)Afro Shonen, la nouvelle revue destinée aux fans de mangas (Cameroun) (14)Afro Shonen, la nouvelle revue destinée aux fans de mangas (Cameroun) (1)

C.Otse qui vous l’a dit…

postheadericon Le manga que je lis en ce moment: Arachnid

LE-MANGA-QUE-JE-LIS-EN-MOMENT-ARACHNID (13)Titre : Arachnid
Alternatif : アラクニド ; Arakunido
Auteur: Murata Shinya
Artist: Ifuji Shinsen
Genre(s) : Action ; Ecchi ; Mature ; Shounen
Sortie : 2009
Statut : En cours

PS: Cette œuvre est réservée à un public jeune adulte donc si tu es du genre à baver devant Yu gi oh, je t’aviserais de passer à un autre article (non je n’ai rien écrit sur Yu gi oh. C’est juste une façon polie de te dire de partir).

Resume

Bon en gros c’est l’histoire d’Alice (c’est une fille, pour les tordus qui ont encore besoin qu’on précise). Elle est une lycéenne amorphe, un peu nunuche et gauche. Le parfait profil du souffre-douleur en puissance. D’ailleurs elle l’est pour trois filles de sa classe. J’en viens à me demander, pourquoi dans les fictions les filles qui martyrisent les plus faibles sont toujours trois ? Hmm, ça mérite réflexion tout ça.

LE-MANGA-QUE-JE-LIS-EN-MOMENT-ARACHNID (10)

Alors Alice vit chez son oncle depuis qu’un jour à son retour de l’école elle découvre que sa mère s’est suicidée. Peut être qu’elle était déprimée d’avoir une fille aussi chiante. Peu etre qu’elle avait la migraine mais a fait une erreur dans le dosage des comprimés. Va savoir. Toutefois, n’ayant donc pas d’autre famille que son oncle, elle est contrainte d’aller vivre chez lui. Seulement ce cher oncle est un moins que rien opportuniste qui ne l’a recueillie qu’afin de toucher les allocations familiales et qui bien entendu la maltraite.

LE-MANGA-QUE-JE-LIS-EN-MOMENT-ARACHNID (9)

Le thème de la marâtre est toujours très efficace pour planter le décor d’une œuvre mais ici c’est légèrement différent. L’oncle se fait tuer dans les premières pages par un assassin professionnel du nom de Kumo (« Arachnide » en japonais), envoyé par « l’organisation ». Très original comme nom n’est-ce pas ? La tête du cher oncle a été mise à prix parce qu’il a emprunté 3 millions de Yens à un prêteur sur gages. Au vu de la situation économique actuelle et la difficulté qu’ont les entrepreneurs comme ce cher oncle à obtenir des prêts bancaires, qui ne le ferait pas ? Hein, entre nous ? -_- …

LE-MANGA-QUE-JE-LIS-EN-MOMENT-ARACHNID (1)
Alice assiste à la scène sans broncher (comme d’habitude). Mais le tueur n’ayant pas prévu qu’elle soit là à pareille heure de la journée se retrouve obligé de la supprimer elle aussi. C’est là que, magie du manga, elle fait preuve instinctivement d’un talent extraordinaire de tueuse qui lui permet d’échapper à l’assaut de Kumo. Comme quoi, l’instinct de survie secouerait même le pire des paresseux. A la suite de cette scène pleine de passion, elle se fait enlever par le tueur et vit désormais avec lui.

Mon avis
C’est un super manga. Je peux comprendre qu’à me lire tu aies l’impression que je n’ai pas aimé et que je trouve Alice super chiante. Tu as raison. Mais en partie seulement. Ce que je n’aime pas c’est le synopsis parce qu’il est terriblement réducteur de l’œuvre en elle-même. L’histoire se développe très vite et les personnages évoluent très bien pourtant je n’en suis qu’au tome 4. On est tellement loin de l’histoire de départ. En même temps je comprend la frustration parce qu’il est difficile d’en faire un bon résumé sans te spoiler ta race jeune otaku avide de suspens. Tout ce que je peux te dire c’est lis au moins les deux premiers tomes et tu comprendras de quoi je veux dire *voix de Jamel Debbouze*. Quand à Alice, elle me sortait par les yeux au début tellement elle était minable et inutile (le comble pour un perso principal). J’arrivais même pas à avoir pitié. Mais au fur et à mesure je commence à l’apprécier, malgré sa fâcheuse tendance à tout le temps vouloir vivre avec des gens qui ont une envie déclarée de la tuer (Stockholm ?).

LE-MANGA-QUE-JE-LIS-EN-MOMENT-ARACHNID (16)

Visuellement c’est magnifique. Le trait est précis même si pas toujours très détaillé. Par contre ce qui est vraiment bluffant c’est le découpage des cases et le rythme. Il ya des scènes ou tu as l’impression de voir les images bouger tellement l’atmosphère, la tension et même les sons sont bien retranscrits. A partir de là, il est très facile d’être immergé dans l’histoire.

LE-MANGA-QUE-JE-LIS-EN-MOMENT-ARACHNID (14)

Les scènes d’action et de combat sont captivantes bien que ponctuées d’explications « scientifiques » sur les insectes et les arachnides dont je ne me suis pas assuré de la véracité. Google est ton ami si tu es si pointilleux que ça :-)

Conclusion

Un manga à lire sans hésitation et que je continue à découvrir. Je ne donne pas de note parce que toi-même tu sais que tout le monde trouve cette pratique débile 😉

C.otse qui vous l’a dit…

postheadericon Le Manga au Cameroun: Une culture bien plus présente qu’il n’y parait

J’ai découvert les mangas avec le Club Dorothée. Le Club Dorothée est une émission jeunesse qui fut diffusée sur TF1 de 1987 à 1997. Je devais avoir deux ans à l’époque. J’aimerais tant écrire une histoire émouvante te racontant comment la première fois que j’ai regardé un anime (dessin animé japonais) je fus saisi de chair de poule, mon rythme cardiaque accéléra et j’eu les larmes aux yeux. Malheureusement je ne peux le faire. Pourquoi ? Tout simplement parce que je me suis confessé hier et généralement je préfère attendre au moins trois jours avant de recommencer à mentir :-) . La première série animée japonaise que j’ai regardée à la Tv était « Jeanne et Serge ». Il ya mieux comme dessin animé pour un petit garçon de deux ans, pas vrai ? Heureusement juste après je fis la rencontre du plus grand manga de tous les temps, le père de tous les shonens nekketsus (cherche sur wikipédia, je peux pas tout faire pour toi quand même), cette œuvre qui a marqué toute une génération et qui continue d’être d’actualité aujourd’hui, 25 ans après sa création. Je veux bien entendu parler de Dragon Ball Z. Comme beaucoup de jeunes de mon âge, c’est avec DBZ qu’est née ma passion pour la japanimation. Les histoires épiques, les héros courageux qui affrontent toutes les difficultés pour défendre des valeurs telles que l’amour, l’amitié et la persévérance dans l’adversité. Tout était réuni pour fasciner le jeune rêveur que j’étais.

LE-MANGA-AU-CAMEROUN-UNE-CULTURE-BIEN-PLUS-PRESENTE-QU-IL-N-Y-PARAIT (11)

Read the rest of this entry »